*Avez vous déjà vu ce film ?
J'ai vécu la même chose ce Mercredi 03 Octobre 2007. J'étais tellement contente de monter avec Anaïs, les chevaux étaient calmes, il faisait beau et s'été le jour idéal pour une balade. Nous sommes parties sans bombes. Après quelques mètres, nous avons fait demi-tour pour aller les rechercher. Puis nous sommes partis, on parlait, on rigolait, j'étais heureuse. Je disais à Anaïs à quel point j'avais de la chance et qu'on ne pouvait pas éternellement compter sur la chance, que je savais que du jour au lendemain, tout pouvait s'arrêter.
J'ai décidé de prendre ce petit chemin de terre qui menait à la route sur laquelle on arrivé quelques mètres plus loin à l'écurie. La balade ce terminait quand trois chiens en liberté nous on attaqués. Ils ont poursuivis les chevaux par derrière en mordants leurs jarrets. Ils sont alors partis dans un galop interminable. Je voyais cette route qui arrivait et je priais pour qu'il n'y ait rien et qu'on s'arrête en arrivant sur la route. Mais cette voiture est arrivée, et elle nous a tous percutés. Nous sommes tous montés sur le capo de la voiture. Je n'oublierai jamais ces images. Anaïs qui pleurait et qui paniquait en me voyant couché par terre alors que je ne pouvais plus bouger, Vagabond sur le dos dans le fossé et Goal debout en sang, rentrant seul à l'écurie. Je voyais ma vie s'écroulait. On pleurait, on ne réalisait pas ce qui nous arrivé. Je criais toujours et encore plus fort pour que Vagabond se relève. J'étais en colère contre moi-même, je me sentais impuissante et j'avais peur.
Sur le moment, on ne comprend pas ce qui nous arrive et la peur vient bien après. Je ne me souviens de rien après être partie au galop et j'ai perdu connaissance pendant quelques minutes en tombant. Mes souvenirs ne sont pas précis et pourtant ils occupent constamment mes pensées. Cela fait bientôt 5 mois que c'est arrivé et je n'arrive toujours pas à réaliser, j'y pense tous les jours malgré les efforts que je fournie pour ne plus y penser. Quand je vois nos cicatrices, quand je le vois, je ne peux m'empêcher de me repasser ces images et je réalise que j'ai de la chance d'être là, à ses côtés. Ce petit cheval m'a sauvé la vie, en réalité, c'est lui qui a tout prit...
Il a été recousu sur une partie de l'épaule et à la lèvre sans compter toutes les autres blessures moins importantes, Vagabond lui a beaucoup été amoché sur le flanc gauche, le côté ou on a percuté la voiture, et du sang coulait de son naseau, on craignait qu'un poumon soit perforé. Quant à Anaïs et moi, nous avons été transporté en urgence à l'hôpital. Anaïs c'est fait momifié de pansements et moi j'ai passé des radios pour savoir si j'avais le bassin cassé. Pendant plusieurs jours, j'ai eu du mal à marché et à faire tous genres de petites choses simples... je n'arrivais même plus à m'habiller. C'était humiliant. Pendant ce temps passé à l'hôpital qui m'a parut une éternité, mon père passait son temps à faire des voyages entre l'écurie et l'hôpital. Une seule chose comptait : Goal, je n'arrêtais pas de demander de ses nouvelles. Et il allait mieux à présent.
Le lendemain matin, ma mère m'a emmené voir mon cheval. Je boitais et j'avais du mal à marcher mais je m'en foutais. Il était là avec moi, il buvait, il mangeait et il respirait. C'est la seule chose qui m'importait. Je me suis penché vers lui, ce petit bout de cheval se rapprochait de plus en plus de moi. Goal qui est d'habitude un cheval très distant n'arrêtait pas de prêter la moindre attention à mes faits et gestes. Il me suivait du regard et se frottait à moi délicatement. J'avais peur qu'il me repousse après l'accident et en découvrant sa réaction, ce n'a fait que m'encouragé à me battre pour vaincre ma peur de remonté à cheval.
Nous avons tous eu beaucoup de chance. Aujourd'hui tout le monde va bien et nous avons tous eu une petite rééducation. Même si de temps en temps, en voyant une voiture trop prés de nous, on ne peut s'empêcher de réagir bizarrement. Je sais qu'un lien très fort nous unis, après tout ce que nous avons traversé ce qui nous attend ne peut être que meilleur.
On n'oublie jamais rien, on vit avec.
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